mercredi 10 octobre 2012

Venise - Porec, septembre 2012


À la fin de septembre, Paule et moi avons fait un voyage de vélo le long de la côte de la mer adriatique.  Nous étions accompagnés de 2 couples d'amis pour ce voyage "organisé".  Le voyage consistait à rouler selon la formule comportant un itinéraire prédéfini, avec hôtels 3 ou 4 étoiles réservés d'avance incluant le transport des bagages.

Nous avions acheté ce forfait auprès de la compagnie française "Grand Angle" selon la formule appelée "Vélo en liberté": http://www.grandangle.fr/Italie-5-unProd-769. Nous avons réalisé une fois sur place qu'eux-même achète le produit d'un grossiste "Giro Libero": http://www.girolibero.it/viaggi/dettaglio/venezia-parenzo?attivita=1&regione=3&periodo=10&durata=1

Nous sommes revenus enchantés de ce voyage à quelques détails près.

Premièrement, le transport des vélos est vraiment compliqué et devenu très onéreux.  On a déboursé au total 280$ par vélo pour le transport par avion ! (150$ à l'aller et 105 euros au retour, vols avec escale: Montréal-Amsterdam, Amsterdam-Venise).  Morale de cette histoire, il faut vraiment vérifier le coût de transport des vélos avant d'accepter "le meilleur prix" pour les billets d'avion.  Nous avions la possibilité de louer des vélos que nous avons décliné, préférant nos propres vélos.  Si c'était à refaire, on louerais des vélos.  D'autant plus que nous avons réalisé que l'on pouvait "upgrader" les vélos de base offerts.

Deuxièmement, les hôtels 3 étoiles laissaient à désirer.  Rien de majeur, mais la prochaine fois, ce sera 4 étoiles.

Troisièmement, et c'est l'inconvénient majeure, suivre le trajet prédéfinit était vraiment emmerdant.  Les instructions difficiles à suivre ont vite transformé ce voyage en espéce de "rally" ou "chasse au trésors".

Par exemple, on nous indiquait où aller, où tourner, selon des repères, statues, églises, boutiques ! Parfois sans nommer exactement les rues par où passer - impossible de s'y retrouver avec un GPS, une carte ou avec l'aide des passants ! Il fallait rouler aux aguets, l'oeil sur l'odomètre et les instructions pour réussir à sortir des villes.  Les cartes fournies n'étaient pas mieux - juste des imprimés de cartes "Google".

Notament, la pire journée fut à Trieste, où l'on a pris un bon 2-3 heures pour en sortir, ce qui aurait du prendre 30 minutes.

Tout ça parce que l'enfer étant pavé de bonnes intentions, on veut nous faire voir des endroits intéressants et nous faire passer par des petits chemins secondaires tranquilles.

Le voyage a commencé avec une journée à Venise avec notre copain Jean, Québecois devenu Européen venu nous rejoindre pour quelques heures à Venise.  Ensuite, le vrai départ, avec un trajet de train de Mestre à Venise, un ferry à partir del'Île de Tronchetto, ensuite un deuxième ferry que l'on a attendu au mauvais quai… Et enfin, on a pu rouler vers Caorle, notre première destination.

De là, Portogruaro, Palmanova, Trieste, Portoroz en Slovénie et Poreç en Croatie.

Vous trouverez beaucoup de photos ici:  https://picasaweb.google.com/103397991039053469987/VenisePorecSeptembre2012?authuser=0&feat=directlink



En voici quelques unes:




Des "joggers":




Heure de pointe:












Elle vole la vedette...
...à la marié:
En appuie sur le mur, tout est dans le geste:





































Le voyage ne fut pas sans incident, heureusement, c'était la dernière journée de vélo:

Maître es pisces:

jeudi 2 août 2012

Niagara !

Plus tôt en mai, ma blonde et moi sommes allés rouler à Niagara Falls. Trois jours de cyclotourisme. Enfin, disons que ma blonde roulait et moi je transportais les bagages ! Après le diner de la fête des mères, nous partons pour passer la nuit à Kingston.
Nous partons le lendemain vers Niagara On The Lake. Jolie petite ville, maisons d'époque, coquettes, jardins superbes. Quelques bons resto. La belle vie de touriste !
Nous avons couché dans un Bed & Breakfast: Apple Tree Historic Bed and Breakfast 263 Regent St.
website: www.appletreebb.ca Attention, la propriétaire, Gail, est charmante mais n'a pas la langue dans sa poche - avec elle, pas de langue de bois ( en fait pas de diplomatie du tout ! Une cliente des USA, Républicaine, l'a appris au déjeuner…) Avec l'accord des propriétaires, nous avons laissé la voiture là pour la durée du voyage. De toute façon nous allions y passer la dernière nuit avant de retourner à la maison.

Le lendemain, nous partons à vélo en direction du canal Welland que nous avons descendu jusqu'à Port Colborne. D'abord Queen Street, ensuite Mississauga road en suivant la piste cyclable, où nous avons arrêté à Zoom Leisure, pour une carte et un bidon d'eau. N'ayant pas de bidon à vendre, ils m'ont donné un de ceux qu'ils fournissent à leur clients. Zoom Leisure loue des vélos, ce n'est pas vraiment un bikeshop. Ce sont eux qui m'avaient secouru lors de mon passage lors de mon voyage Windsor-Bellerose: zoomleisure.com‎.

Ensuite, Niagara Stone Road jusqu'à Queenston Street qui nous permet de traverser le canal et de rejoindre la Welland Canal Trail du côté ouest. C'est une piste cyclable qui longe tout le canal jusqu'au Lac Érié - très agréable !

À Port Colborne, nous avions réservé dans un autre B&B, le Talwood Manor: Talwood Manor Bed & Breakfast 303 Fielden Avenue, Port Colborne, ON L3K 4T5 (905) 348-5411 (Mobile) ‎ · talwoodmanorbb.com

Un accueil gentil par une dame retraitée, venant en aide à la propriétaire absente, que nous ne verrons pas du tout.

Nous partons à la recherche d'un resto. Tout semble fermé ! Il se trouve que les indications que la vieille dame nous avait donné n'étaient pas très bonnes. Finalement nous trouvons le restaurant San Marco's. http://www.sanmarcosristorante.com/

Aujourd'hui: 55km.

 Le lendemain, le petit-déjeuner est préparé par une employée timide. Nous quittons Port Colborne par la longue piste "Rail Trail", toute droite, qui coure d'ouest en est jusqu'à Fort Érié.

La pluie nous permet de tester notre équipement de pluie. Paule goûte à la difficulté de s'adapter à la météo - pleuvera, pleuvera pas ? Fort moins fort ?, mettre les pantalons ou pas ? Que de questions ! Le temps changeant fait que l'on arrête plusieurs fois pour s'y adapter.

 Enfin, nous arrivons à Port Érié, avec Buffalo devant nous et le Lac Érié tout près.
Après avoir cherché, (encore !) un restaurant pour le lunch, nous continuons sur la Niagara Parkway.

D'un côté la rivière, de l'autre les belles maisons pour gens riches et célèbres…
Journée plus difficile, avec la pluie, le temps frais et un vent de face. Paule relève le défi. Arrêt sur image, le temps d'admirer les chûtes que Paule voit pour la première fois. Moi je me revois lors de mon voyage précédent, alors que je découvrait petit à petit cette belle rivière et le chûtes superbes. Un double arc-en-ciel nous accueille.
Ensuite, derniers kilomètres vers le prochain B&B à Niagara: greystone-manor.ca‎

Propriétaire sympatique, excellent endroit pour les cycliste. un grand garage avec serrure à code accueille les vélos.

On peut marcher ou rouler vers Victoria avenue pour y trouver un restaurant.

Aujourd'hui: 65km

Le lendemain, nous continuons ensuite vers le Whirlpool.
Nous y rencontrons les parents de l'une des cycliste tuées dans l'accident à Rougemont. Ils font une randonnée à vélo. Elle a la photo de sa fille sur sa sacoche arrière. Triste histoire de gens sympathiques.
Ensuite, les derniers kilomètres le long du Niagara Parkway, avec un arrêt à la winerie Inniskillin, que j'avais remarquée - le mot est faible, lors de mon voyage précédent.

Évidemment, je ne résiste pas à l'achat de quelques bouteilles que nous revenons chercher le lendemain en auto.

 Ensuite, c'est le retour à notre point de départ à Niagara On The Lake. Aujourd'hui: 25km.

Total 145km

dimanche 3 juin 2012

Tour de l'Île !

Ce week-end s'est passé sous le signe du Tour de L'île. 

Tour de l'Île la Nuit

D'abord le tour de nuit vendredi avec Gabrielle qui se décide à la dernière minute. Nous stationnons à Laval près du pont de l'Île Perry et enfourchons les vélos vers le point de départ 11 km plus loin, coin St-Joseph et Garnier pour obtenir nos dossards.  Départ un peu pénible que nous devons marcher à cause de la foule mais peu importe, l'atmosphère est bon enfant.

Pas de pluie ou presque, seulement quelques gouttes.  Ça roule lentement, 10-20kmh, avec une attention de chaque instant dans la foule de cyclistes plus ou moins indisciplinés.

Au final, une belle soirée, le retour se faisant dans le calme après ce bain de foule.  44km au compteur.



Tour de l'Île

Le trajet de la journée ici: Départ en solitaire de Lorraine ce matin, 31km à faire pour me rendre avenue des Pins et du Parc. J'y vais mollo, je ne veux pas dépenser trop d'énergie avant le départ.  Vitesse moyenne 26kmh.

Arrivée vers 8h45, la foule n'est pas trop dense, je me faufile près de la ligne de départ du public.  Une centaine de mètres en avant, j'aperçois le peloton des 300 cyclistes du "Défi" - ceux-ci ont payé un supplément pour partir quelques instants d'avance et se sont engagés à faire le parcours à 30kmh et plus.

Au signal de sirène, le peloton du Défi décolle.  Le départ du public est donné quelques instants après.

Départ lent mais je suis en bonne position pour contourner tout ce petit monde et le rythme s'accélère: 25-30-35-40 kmh.  Pris dans l'enthousiasme du moment et le faux plat descendant, j'adopte une allure que je sais trop rapide, je vais sûrement crasher en milieu de parcours.  Mais les sensations sont bonnes, il n'y a pas de vent et les jambes tiennent le coup.  Je regarde l'odomètre de temps en temps, ça ne descend pas souvent en bas de 35kmh !  L'effet peloton, même si celui-ci est clairsemé doit aider.

Le premier tiers du parcours est passable mais ensuite les section de bon revêtement se font rares.  Ça gruge de l'énergie et je crains la crevaison.

Je continue au même rythme, je profite de temps en temps de drafting, j'en donne aussi à quelques occasions.

Deuxième moitié, Montréal Nord.  L'énergie baisse, la remontée des faux plats est plus difficile, la chaussée est dégueu.

Dernier quart.  Je me greffe à un petit peloton dont un jeune avec qui j'ai partagé la route un bon bout avant ça.  Un gars en tête de file nous tire, moi,  le jeune, la femme du gars.

Je dois arrêter quelques instants à cause d'une crampe au mollet droit.  Passage au Stade olympique, je retrouve la femme du gars qui a décrochée, je vois son mari en avant.  Je la tire jusqu'à lui.  Donnant donnant !  Je reste derrière lui jusqu'à la côte de Berri où évidemment je me fait larguer, because le gars qui a les jambes qui poussent sur les pédales du pignon fixe peine à monter cette côte en fin de parcours. Je regrette tout ce poids que j'ai dans mon sac à dos - 2 bouteilles d'eau, bouteille de "Ensure", 3 barres tendres, pantalons de pluie, coupe-vent… J'envie ceux qui n'ont que quelques objets dans leur poches de chandail !

Mais la fin arrive: 10h45 !  1h30 pour les 50km du parcours, 33 kmh !  Une vitesse inespérée, moi qui croyais être pris dans la foule et en avoir pour quelques heures.  Aucun arrêt ou presque,  je n'ai pas eu le temps de boire toute cette eau que j'avais apporté.

Je rejoint le gars et sa femme pour un merci (de m'avoir tiré un bout) et une jasette au cours de laquelle le jeune nous rejoint.  Très sympathiques mais j'ai oublié le nom du gars - elle s'appelle Claire je crois.

Le retour à la maison après une collation et un bain de foule est plus pénible.

D'abord, une pause café au Fixe (le meilleur café en ville: 5985, rue St-Hubert, juste au sud de Bellechasse, tenu par mes 2 neveux Phil et Nicolas ainsi que la Traiteur Extraordinaire, Mélanie.  Mais c'est pas juste moi, d'autre foodies ont encensé ce café.

Ensuite, le vent se lève - de face, ma vitesse baisse drastiquement mais et je reviens finalement à la maison, fourbu mais très satisfait de cette journée.

Distance totale 113km.

lundi 12 mars 2012

Une étude intéressante en provenance du Royaume-Uni

http://road.cc/content/news/12065-report-dft-casualty-stats-says-cyclists-not-blame-93-cent-cases

Notable:

"Bike riders tearing through red lights, wearing dark clothing or riding at night without lights are to blame for less than 7% of accidents that result in a cyclist being seriously injured, according to research commissioned by the Department for Transport."

"...The report’s findings show clearly that far from being the danger to other road users that certain elements of the media have portrayed them as in recent months, cyclists are themselves put at risk by the actions of motorists, with the police attributing blame to the driver in up to three quarters of collisions between a bicycle and other vehicle in accidents involving adult bike riders."

"We believe this report strongly supports our view that the biggest problem for cyclists is bad driving,” he continued. “With that in mind we are greatly concerned that the government still seems fascinated with analysing and promoting cycle helmets, the value of which appears to be inconclusive.

Bonne lecture !

samedi 10 mars 2012

Bye Bye Vélo Chance...

Malgré que j'étais très satisfait du vélo en général et de la transmission Alfine en particulier, j'ai retourné mon vélo d'hiver "Chance" de MEC.

Je n'arrivais pas à m'habituer à l'interférence entre la fourche arrière et mes talons.  Je devais rouler "les talons sortis", dans une position vraiment pas naturelle pour moi.

Fantastique service à la clientèle de MEC où l'on a repris le vélo sans un mot après 1,5 mois.

Je devrai chercher une solution chez d'autres fournisseurs.

Une vélo à transmission à courroie peut-être ?  BMC en fait un beau:

http://www.bmc-racing.com/int-fr/bikes/2012/lifestyle/model/urbanchallenge%20/uc01/uc01_alfine_11.html

C'est ce qu'on verra !

samedi 18 février 2012

Pour ou contre le casque ?

Je ne vais jamais à vélo sans casque, mais le statistiques démontrent que celui-ci a peu ou pas d'effets sur la survie des cyclistes !

Une étude des données de transport Canada par statistiques Canada le démontre.  Je vous fais part des conclusions de cette étude.

Un point qui n'est pas abordé, c'est l'effet du casque sur la gravité des blessures:


Conclusions
It is apparent that mass helmet use is not contributing to the reduction in cyclist fatalities, at least not in any measurable way. The results suggest that traffic authorities should refocus to put their efforts into other proven measures. Programs aimed at motorist behaviour over the past 20 or so years have been effective in reducing fatalities among all road user groups, including pedestrians and cyclists. Pressure on aggressive drivers to change their habits should continue. However, targetting the behaviour of only one of the parties would be short sighted. Cyclist-specific measures are also needed. There are two important factors in cycling fatalities which currently get insufficient attention - cyclist behaviour and night lighting equipment. The vast majority of cycling accidents involve cyclist error or inappropriate practices. That includes collisions with motor vehicles [5]. Educational efforts to improve cyclists' skills should be accorded a high priority. School age children are the obvious target group. Responsible behaviour patterns need to be adopted at an early age.
The corollary is stricter enforcement of bicycle night lighting laws. Over 90% of bicycles involved in night time fatalities have inadequate lighting [6]. Violaters increase their risks of being fatality statistics by a factor of four [7]. Data from Ontario show 20% to 30% of fatalities occur at dusk or during the hours of darkness [7-9]. 


En clair:

Le casque: peu d'effet sur les décès à vélo;
Sensibiliser les usager, cyclistes et automobilistes: beaucoup d'effet bénéfiques;
2 facteurs importants: comportement des cyclistes et éclairage de nuit.


Tiré de:
Cyclist Fatality Trends in Canada - Helmet Effect Undetectable in Fatality Trends